Services d'aides

Aide en cas
d’agression à
caractère sexuel

J'AI VÉCU UNE AGRESSION SEXUELLE

 Vous croyez ou savez avoir vécu une agression sexuelle dans votre vie? Et ce, peu importe la forme, ou le moment où vous l’avez vécue, cette section vous est destinée. Elle vous donnera certaines informations et vous présentera plus en détail les services qui sont disponibles pour vous au CALACS

Tu as besoin d’aide ? Contacte-nous!

Nos services

— Suivi individuel

Intervention faite dans un contexte de rencontre individuelle où la personne est seule avec une intervenante. Le suivi peut s’échelonner jusqu’à 15 semaines, à raison d’une heure par semaine. La personne identifie ses objectifs de suivis et l’intervenante l’accompagne dans la poursuite de ces objectifs en lui procurant des outils et une intervention adaptée.

— Suivi de groupe

Groupe fermé incluant entre 6 et 8 femmes, s’échelonnant sur 22 semaines, à raison de 3h00 par semaine. Les thèmes des différentes rencontres abordent la mise en place d’un filet de sécurité, la problématique des ACS, les différentes conséquences vécues ainsi que des pistes pour entamer et poursuivre un processus de guérison.

— Accompagnement judiciaire, médical..

Accompagnement dans les différentes démarches en lien avec la violence sexuelle vécue. Que ce soit un accompagnement psychologique ou émotionnel ou encore pour s’assurer d’une bonne compréhension des processus. Il peut y avoir des rencontres de préparation (avant), d’accompagnement (pendant) ou de retour (après) selon les besoins de la personne.

— Accompagnement IVAC

Pendant un suivi, lorsqu’une femme souhaite faire une demande de qualification à l’IVAC – indemnisation aux victimes d’acte criminel – l’intervenante peut la soutenir dans cette démarche et lui donner l’information nécessaire. Il est aussi possible que l’intervenante aide la femme dans les communications avec l’IVAC pour s’assurer que les droits de la victime soient respectés.

— Défense de droits

Lorsque les droits des adolescentes et des femmes sont bafoués, en lien avec la violence sexuelle qu’elles ont vécue, le CALACS peut se faire leur porte-parole pour s’assurer que leurs droits soient respectés et qu’elles soient traitées avec dignité, respect et courtoisie.

— Soutien téléphonique et clavardage

Les intervenantes du CALACS sont disponibles pour prendre un temps au téléphone pour les personnes qui auraient besoin de discuter de certaines problématiques en lien avec la violence sexuelle sans nécessairement faire de demande d’aide ou encore lorsqu’elles sont en attente d’un suivi ou entre 2 rencontres de suivi. Il est possible de rejoindre les intervenantes également par Messenger et par texto (lorsque en lien avec l’exploitation sexuelle.

— Soutien à l’entourage

Jusqu’à 5 rencontres offertes aux personnes faisant partie de l’entourage d’une personne ayant vécu de la violence sexuelle : parents, fratrie, ami.e, etc. Ces rencontres ont pour objectif d’outiller la personne à bien accompagner la victime et de lui offrir un espace pour se déposer et prendre soin d’elle.

— Soutien aux intervenant.e.s

— test

test
+ 1

Demandes d’aides

+
Femmes qui ont fait un suivi individuel
+ 0
Femmes qui ont fait un groupe quelconque
+ 1
Femmes qui ont accès à un type d’accompagnement ou un autre
+
Milieux rencontrés en sensibilisation, pévention ou kiosque
+ 0
Personnes recontrées dans le cadre d’une activité de sensibilisation, de prévention, de kiosque ou de promotion

Les conséquences d'une agression

Une agression sexuelle est un crime contre la personne, un non-respect des limites, du corps et de l’intégrité physique et sexuelle de la victime . Il y a de forte de chances que si vous avez vécu une agression vous voyez aujourd’hui des impacts sur votre vie, sur vos comportements, sur vos pensées, sur vos émotions.

Il se peut que vous ne compreniez pas certaines de vos réactions, ou que vous vous demandiez si vous êtes normale de vous sentir de telle ou telle façon. Sachez qu’il y a autant de conséquences et de réactions possibles à une agression sexuelle qu’il y a de victimes différentes. Ces conséquences et ces impacts peuvent être d’intensité variée et apparaître à différents moments.

Depuis son ouverture, le CALACS a fait une compilation d’une panoplie de conséquences qui ont été identifées être vécues par les femmes qui sont venu.

Tu as besoin d’aide ? Contacte-nous!

  • Ressentir un sentiment de honte face à l’agression sexuelle vécue
  • Avoir honte de soi suite à l’agression (honte généralisée)
  • Avoir honte de son corps
  • Ressentir un sentiment d’impuissance face à l’agression vécue ou face à toute situation qui pourrait se produire
  • Se sentir morte à l’intérieur
  • Se détester : ressentir de la colère et de la culpabilité envers soi
  • Ressentir de la colère, de la rage ou de la haine envers l’agresseur
  • Ne pas être à l’écoute de soi, ne pas faire confiance à son intuition ou à ses sentiments
  • Être déconnectée de soi
  • Être incapable de distinguer un sentiment d’un autre
  • Être en mesure de ressentir seulement une ou deux émotions
  • Avoir de la difficulté à exprimer ses émotions
  • Avoir de la difficulté à pleurer librement
  • Pleurer tout le temps
  • Se sentir inconfortable quand trop heureuse (ça se peut pas, il va arriver quelque chose!)
  • Se sentir nerveuse quand les choses sont calmes et relaxes
  • Se sentir faible et vulnérable
  • Se sentir enragée souvent
  • Être rarement en colère car la colère fait peur
  • Avoir eu des épisodes dépressifs
  • Faire des cauchemars fréquents Avoir des attaques de panique
  • Avoir peur de ne pas contrôler ses émotions
  • Avoir peur de devenir violente
  • Avoir un diagnostic de trouble de personnalité ou de maladie mentale suite à l’agression.
  • Avoir l’impression que sa vie est finie à cause des agressions vécues
  • Se sentir sale ou salie
  • Impression d’être étiquetée comme victime (comme si c’est écrit dans mon front que j’ai été victime!)
  • Ressentir ou avoir déjà ressenti un désir de mourir qui prend toute la place.  Mourir étant la solution pour mettre fin à ses souffrances
  • Avoir souvent l’impression de devenir folle ou d’être folle
  • Avoir la conviction de ne pas mériter d’être heureuse
  • Ne pas croire à l’importance des émotions
  • Se sentir différente des autres comme si je venais d’une autre planète
  • Ne pas comprendre l’ensemble de ses réactions
  • Se percevoir comme étant faible et vulnérable
  • S’en vouloir davantage à soi qu’à la personne qui a agressé
  • Être souvent mêlée ou confuse
  • Avoir peur de réussir
  • Se sentir ratée.  Se sentir incapable d’effectuer du bon travail
  • Perception que tous les hommes sont des agresseurs
  • Ne plus faire confiance aux hommes
  • Des scénarios de catastrophe défilent souvent dans ma tête
  • Être incapable de stopper ses pensées (le hamster qui roule dans la tête)
  • Ne pas savoir comment se fixer et poursuivre des objectifs et avoir l’impression de tourner en rond
  • Sortir de son corps quand il se passe quelque chose de difficile
  • Être dans la lune
  • Se sentir engourdie (ne pas sentir son corps)
  • Avoir l’impression que son corps est séparé du reste de sa personne
  • Percevoir son corps comme affreux
  • Ne plus aimer ni accepter son corps
  • Se sentir trahie par son corps étant donné que des sensations ont été ressenties lors de l’agression
  • Difficulté à l’école suite à l’agression (difficultés d’apprentissage)
  • Consommation de drogues, d’alcool et/ou abus de médicaments
  • Avoir des troubles alimentaires (anorexie/boulimie ou autre)
  • Avoir des épisodes d’automutilation (actuels ou passés)
  • Avoir des sensations physiques de douleurs ou d’inconforts fréquents et persistants (nausées, douleur abdominale, se sentir oppressée, tensions musculaires)
  • Avoir un diagnostic de fibromyalgie
  • Avoir pris du poids pour se protéger de l’agression ou s’empêcher de ressentir des émotions
  • Ressentir des flashbacks lors de touchers corporels ou au moment d’être en contact avec certaines personnes
  • Se laver compulsivement (impression constante d’avoir été salie lors de l’agression)
  • Inventer des histoires sur sa vie pour attirer l’attention des gens
  • Éprouver beaucoup de difficultés à prendre soin de soi
  • Utiliser des moyens de fuite pour combler un vide intérieur (ex : le travail, écouter la télévision, manger, magasiner, etc.)
  • Être exigeante et perfectionniste, ne pas se donner le droit à l’erreur
  • Avoir commis des délits
  • Être devenue rebelle suite à l’agression
  • Avoir fait des tentatives de suicide
  • Avoir eu des comportements de violence envers autrui
  • Sous-estimer sa capacité à se défendre
  • Avoir de la difficulté à s’affirmer (besoins, limites)
  • Sentiment de solitude ou d’isolement.
  • Difficulté à entrer en relation avec les autres
  • Avoir des amitiés ou des connaissances, mais pas de relations affectives intimes
  • Sentir que je ne mérite pas d’être aimée
  • Incapacité de faire confiance aux gens
  • Peur de l’abandon
  • Défier les gens, les mettre à l’épreuve constamment  (croyance que personne ne peut rester en relation avec soi)
  • Avoir de la difficulté à donner de l’affection aux autres
  • Dépendance affective exagérée
  • Avoir peur de s’engager dans des relations plus sérieuses
  • Ressentir de la panique lorsqu’une situation d’intimité survient
  • Avoir de la difficulté à dire NON et à s’affirmer
  • Avoir une certitude que les gens veulent toujours profiter de soi
  • Se sentir extrêmement influençable dans ses comportements
  • Avoir des argumentations fréquentes avec son ou sa partenaire
  • Penser que son ou sa partenaire est son agresseur (lors de flashback)
  • S’arranger pour ne devoir rien à personne : ne rien demander à l’autre en relation
  • Se sentir incapable d’attachement en relation amoureuse
  • Être instable dans ses relations affectives
  • Choisir des conjoints-es inadéquats pour soi (aller vers les mauvaises personnes et repousser les personnes saines et adéquates)
  • Saboter ses relations amoureuses
  • Avoir l’impression que si son ou sa partenaire apprend le véçu d’agression sexuelle, qu’il ou elle ne voudra plus de soi
  • Percevoir la sexualité comme quelque chose de sale et de dégradant
  • Avoir l’impression de ne pas être désirable pour personne
  • Éviter la sexualité.  Avoir un souhait profond de ne plus jamais avoir de sexualité
  • Abstinence totale depuis l’agression
  • Être incapable de parler de sexualité
  • Ressentir du dégoût pour les relations sexuelles
  • Absence de désir sexuel. Incapacité à faire les premiers pas et d’initier des rapports sexuels avec son ou sa partenaire
  • Absence de plaisir sexuel (excitation, sensation ou orgasme)
  • Utiliser la sexualité pour répondre à la majorité de ses besoins (affection, tendresse, reconnaissance…)
  • Utiliser la sexualité pour obtenir quelque chose en retour
  • Avoir besoin de tout contrôler ou dominer au niveau de la sexualité pour ne pas se sentir agressée
  • Son ou sa partenaire ne doit jamais faire les premiers pas pour initier un rapport sexuel.  Cela doit toujours être soi qui prend les initiatives
  • Avoir des flashbacks constants de ses agressions lors des relations sexuelles avec son ou sa partenaire.
  • Se dissocier de son corps lors des rapports sexuels pour ne plus rien ressentir
  • Tout geste de tendresse est difficile à recevoir ou à donner pour soi
  • Se valoriser à travers ses comportements sexuels (je veux être la meilleure!)
  • Être toujours dans la séduction
  • Sexualiser tous ses liens (amis, travail, amour)
  • Parler constamment de sexualité
  • Aimer se montrer nue ou se dévoiler sous prétexte que je suis très à l’aise face à la sexualité
  • Ne pas avoir de frontière dans l’intimité avec les autres
  • Avoir déjà fait de la prostitution
  • Avoir des relations sexuelles avec des personnes qui ne me respectent pas
  • Continuer d’être agressée sexuellement
  • Utilisation de fantaisies violentes ou sadiques pour s’exciter sexuellement
  • Utiliser des fantasmes ou des scénarios d’agression pour ressentir de l’excitation ou du plaisir
  • Homosexualité : Avoir changé d’orientation sexuelle suite à l’agression
  • Être dans l’ambivalence quant à son orientation sexuelle depuis l’agression (hétérosexualité, homosexualité ou bisexualité)
  • Avoir honte de sa sexualité depuis l’agression
  • Avoir agressé sexuellement d’autres personnes
  • Être performante sexuellement pour être la meilleure
  • Oublier ses besoins afin de plaire et de répondre aux besoins de son ou sa partenaire
  • Considérer qu’il est important de faire vivre du plaisir sexuel à son ou sa partenaire sans se permettre de ressentir soi-même du plaisir
  • Utiliser la sexualité pour rehausser son estime de soi et définir sa valeur
  • Avoir de la difficulté à mettre ses limites lors d’un rapport sexuel
  • Se laver compulsivement après une relation sexuelle
  • Ne plus vouloir sentir que son corps est regardé et admiré
  • Être incapable de recevoir et d’accepter des compliments sur soi ou sur son corps
  • Avoir renié sa féminité. Avoir une apparence et un comportement masculin ou asexué.
  • Avoir une sexualité adolescente (embrasser et toucher seulement). Ne pas se sentir prête à vivre autre chose au niveau de la sexualité.
  • Se sentir comme une femme sauvage qui demande à être apprivoisée.
  • Se sentir maladroite et inconfortable auprès des enfants
  • Avoir de la difficulté à témoigner de l’affection à ses enfants
  • Avoir de la difficulté à définir des limites avec ses enfants
  • Avoir de la difficulté à faire la part des choses entre ses besoins et ceux de ses enfants
  • Avoir le sentiment d’être inadéquate comme parent
  • Avoir de la difficulté à protéger ses enfants
  • Avoir tendance à être surprotectrice envers l’entourage et les enfants
  • Avoir peur d’abuser des enfants
  • Avoir déjà agressé des enfants
  • Avoir des relations tendues avec sa famille
  • Avoir été rejeté par les membres de sa famille suite au dévoilement
  • Avoir de la difficulté à définir ses limites avec sa famille (frontières, espace)
  • Ne pas se sentir comprise par les membres de sa famille (je me sens jugée)
  • Avoir l’impression d’être folle ou d’être perçue comme folle quand je rencontre ma famille
  • Avoir le sentiment de ne pas pouvoir être soi-même avec les membres de sa famille
  • L’inceste se produit encore dans la famille
  • Avoir espoir que les membres de sa famille viennent à moi et me comprennent

En cas d’agression, contactez-nous. Nous sommes là pour vous aider.